Merci à x-dray-4nd-hermy d'avoir mis le coom's manquant
Orage chez les prefets
Durant le mois qui suivit, Malfoy s'arrangea toujours pour que les rondes se fassent seul, prétextant mêmes de maladies farfelues. A cause de ses récentes disputes avec son homologue féminin, il ne s'en voulait pas du tout. Autant le début de l'année était relativement calme, autant ces derniers jours avaient été désastreux. Ils avaient passés leur temps à s'insulter et se déchirer devant professeurs et élèves. Mais le problème, était qu'à chaque fois, Hermione s'énervait toute seule, Drago restait moqueur et calme.
4 octobre 21h54 – Hermione retourna à sa salle commune, lorsqu'elle y entra, le salon était désert. Pas de Malfoy dans les parages. C'est un sourire aux lèvres qu'elle s'installa sur le canapé ; assise en tailleur, conformément à ses habitudes du soir ; et prit son résumé de métamorphose. Elle avait pour le lundi, deux parchemins à rédiger sur le contre-sort de la transformation d'un objet en bois en objet articulé. Voyant la grande utilité d'une plume et d'encre, elle rangea son résumé et entreprit de continuer sur son bureau. En passant devant la chambre de Malfoy, elle entendit un gémissement aigüe qui semblait appartenir à une femme. Son visage se frustra, ça allait encore durer toute la nuit, elle serait dans l'impossibilité de dormir. Ce petit manège malsain durait depuis pratiquement trois semaines ; plusieurs jeunes filles (toutes différentes) faisaient des allers-venus dans la chambre du préfet, très tard dans la nuit. Au début, elle avait tenté d'ignorer les bruits suspects et les activités douteuses de son colocataire mais là, c'en était trop !
Elle déposa ses affaires sur le comptoir du côté et remonta ses manches, comme si elle allait monter sur un ring pour affronter un adversaire redoutable. Hermione se posta devant la chambre et ouvrit la porte à la volée. Malfoy, était allongé sur son lit, une fille en sous-vêtements à califourchon sur lui. Lorsque Hermione apparu à la porte, il poussa la jeune fille et s'avança jusqu'à Hermione. Ses joues étaient rouges de colère, pour la première fois, les rôles étaient inversés ; lui était en colère et elle riait. Le serpentard ficha sa partenaire du soir à la porte, lui donnant juste le temps de ramasser ses habits et se mit à crier derrière Hermione :
[c=#0000000]- Bordel, Granger ! Qu'est-ce que tu fous là ? Je ne t'ai jamais permis d'entrer dans ma chambre !
- Je tiens juste à te dire que ce que tu fais est interdit et vu que je suis préfète je me sens dans l'obligation d'en parler à McGonagall !
- Et bien vas-y ! Espèce de sale Sang-de-Bourbes, tu fais exactement comme les moldus ! Et en plus de ça, ça se dit juste et courageuse !
- Je t'interd...
- Tu ne m'interdis rien du tout ! Ca me répugne de te parler !
- La ferme ! Tu n'es qu'un immonde crétin pourri gâté ! Le fils à son papa ! s'énerva-t-elle.
Soudain, la colère de Malfoy s'envola, il ne fallait pas qu'il se laisse dépasser de cette façon. Maintenant, tout rentrait dans l'ordre, Hermione était fâchée. Il s'adossa au seuil de la porte et la regarda d'un air amusé. Elle avait la respiration bruyante, comme dans le train, sa colère montait peu à peu du fait que Malfoy soit de nouveau calme.
- Tu as fini, Granger ? finit-il par dire.
- Tu n'es qu'un... qu'un... Je te hais !
- Sentiment partagé ! Avant qu'elle ne parle, il lui claqua la porte au nez. Hermione trépigna de colère devant ce manque de correction et retourna à sa chambre. Elle fulminait, chacun de ses pas était lourd. Il fallait qu'elle trouve le moyen de lui faire payer toutes ces humiliations. Si, elle allait trouver...
oODM/HGOo
Le lendemain, Drago se réveilla en avance sur son horaire. Il était en sueur, son rêve avait été au-delà de ses forces. Le fait que sa dose quotidienne de sport de chambre est été interrompue par sa collègue, plus ou moins brutalement, avait provoqué quelque chose honteux venant d'un Malfoy. Il avait été obligé de satisfaire ses envies en solitaire et par rêve. Il entra dans le bain bouillant qu'il s'était fait couler pour calmer ses ardeurs, et détendit tous ses muscles. Pendant qu'il rajoutait du savon dans l'eau, les images de son rêve lui revenaient en mémoire. Il revoyait tous les gestes, les mouvements. Puis, le corps de son amante lui revint, elle était divine mais son visage lui apparut. L'horreur ! Son excitation qui revenait retomba aussi sec. Son amante virtuelle était Hermione Granger.
Il sortit de l'eau et s'essuya, en essayant d'oublier son cauchemar. C'était samedi et il s'habilla juste d'un T-shirt et d'un jeans. La seule façon qu'il chasse cette terrible pensée était qu'il se trouve une fille. Une fille tellement douée, qu'elle lui ferait ignorer toutes les autres. Il quitta donc la salle commune avec l'immense conviction que dans à peu près une heure, il serait calmé. Même s'il ne trouvait pas sa perle rare maintenant, n'importe quelle fille, qui est un peu de goût ne lui refuserait rien.
Hermione se leva de son lit juste quand la porte claqua. Elle ne dormait plus mais avait juste attendu que Malfoy parte. Elle se rendit à son tour dans la salle de bain en évitant de poser ses yeux sur les accessoires de toilettes masculines qui trônaient sur le lavabo en face du sien. Si elle y posait ne serait-ce qu'un ½il, elle risquait de tout balancer à l'autre bout de la pièce. Le sommeil n'avait rien enlevé de sa colère, il l'avait pensa t-elle un peu plus accentué. Elle se doucha rapidement et enfila un vêtement approprié à la température, autrement dit un débardeur et un short mi-cuisse. Elle attrapa son insigne de préfet et descendit à la Grande Salle.
Ron et Harry étaient déjà assis, devant leurs assiettes à attendre Hermione. Il lui avait gardé une place entre eux deux ; ce qui ne dérangeait pas Harry puisque Ginny n'était pas là. La préfète arriva et se plaça exactement à l'endroit qui lui était réservée, enclenchant immédiatement la conversation :
- Alors les garçons, bien dormi ?
- Super, sauf que Ron n'arrête pas de parler dans son sommeil et sa réveille tout le monde, répondit aussitôt Harry avec un regard en biais à son ami.
- Ah bon, rigola Hermione, et qu'est ce qu'il dit d'intéressant ?
- Rien du tout, répliqua Ron en envoyant au passage un regard meurtrier à son meilleur ami qui était plié de rire, Mais toi, tu as bien dormi, Mione ?
- Pas vraiment, j'étais rongé par ma colère. Ca satané Malfoy ! Elle jeta un coup d'½il à la table des serpentard et vit Malfoy, qui aux yeux de tous, caressait vulgairement le corps d'une jeune serpentarde de quatrième année. Cette simple vision lui rappela la veille, mais au lieu de réprimer son dégout, elle se mit à sourire.
- Dites les garçons, ça vous dirait de passer faire vos parchemins de métamorphose dans ma salle commune ? proposa-t-elle.
- La salle commune que tu partages avec Malfoy ? l'interrogea Harry.
- Ben oui, elle est grande et on pourra travailler tranquillement, argumenta-t-elle.
- Mais le problème, c'est que Malfoy y est aussi, réprima Ron.
- Et alors ! Malfoy n'est pas le centre du monde ! J'ai le droit d'inviter des amis dans cette salle commune qui est aussi la mienne donc si vous ne voulez pas vous n'avez qu'à dire non ! s'énerva Hermione. Ils échangèrent un regard, comme pour voir si aucun d'eux n'émettaient d'opposition. Après délibération, ils se levèrent tous les trois de tables et prirent le chemin du cinquième étage.
oODM/HGOo
Ca faisait un peu plus de dix minutes que les trois Gryffondores étaient en train de travailler et le sol du salon des préfets était déjà recouvert des tonnes de papier qu'Hermione avait utilisé pour leurs expliqué l'une des théories.
- Alors, si l'objet, une fois devenu articulé se bloque que se passe t-il ? essaya-t-elle pour la troisième fois.
- Ben...vraiment je sais pas Mione, répondit Ron en cherchant la réponse par Harry, on a rien compris.
- Ce n'est pas possible ! Bon alors, lorsqu'... Elle s'arrêta au milieu de sa phrase lorsqu'elle entendit le portrait pivoter ; Malfoy entra et en voyant Harry et Ron, trébucha sur le pied de la table pour se rattraper de justesse au porte-manteau. Il n'avait pas du tout l'air fâché, juste surpris mais Hermione comptait bien lui faire prendre la mouche :
- Malfoy, peux-tu dégager le temps que je travaille avec mes amis ? Là, tu gènes !
- Je gène ? fit-il comme offensé, mais mon c½ur hier je n'avais pas l'air de te gêner ! Harry et Ron dévisagèrent Hermione, pour attendre un démenti mais leur amie était tellement sous le choc qu'elle ne trouvait rien à dire. Malfoy, lui était le seul à sourire, il avait encore réussi et tout ça sans se fâcher.
- Tu sais, reprit-il, ça me fait du bien que tu es enfin révéler notre relation à tes amis. Il le prenne plutôt bien. Il s'était rapproché d'Hermione et l'avait enlacé par la taille comme un amant le ferait, laissant les amis de celle-ci encore « sur le cul ». Soudain, la préfète reprit ses esprits et essaya de se débattre mais l'emprise du serpent restait plus forte. Ron et Harry se levèrent en serrant les poings.
- Ne me dites pas que vous le croyez ? s'inquiéta Hermione
- Mais bien sûr que non, Mione ! répondit Ron, Malfoy, lâche-là immédiatement !
- Moi je vous prierais plutôt de dégager le plancher, lança le blondinet sans desserrer son emprise.
- Allez-y les gars ! Il ne me fera rien, calma Hermione. Ils s'assurèrent que se voix n'exprimait pas la peur puis s'en allèrent. Sitôt qu'ils eurent passé le portrait, Malfoy lâcha le Gryffondore. Voulant se venger, elle s'apprêtait à lui donner une gifle monumentale mais il attrapa son poignet à temps. Ses yeux qui d'habitude étaient moqueur, étaient maintenant cruels et effrayants. Hermione en avait peur, pour la première fois, elle avait peur de Malfoy.
- Lâche mon bras, ordonna-t-elle en tentant l'intimidation.
- Je te préviens Granger, si tu réessaye de reposer tes sales pates de Sang-de-Bourbe sur moi je te le ferais payer ! Ecoutant enfin la supplication de sa captive, il la relâcha puis sans même se retourner se rendit dans sa chambre. Oui, elle avait réussi mais a quel prix ? Au prix de sa fierté, elle avait montré à Malfoy qu'elle avait peur et ça c'était la pire des choses.
Au même moment, dans le bureau de McGonagall, une petite réunion improvisée était en cours. Tous les professeurs avaient tenu à se réunir sur le sujet : Granger/Malfoy. Chacun d'entre eux avait au moins une fois été victime d'une des disputes des préfets et ce n'était pas Slughorn qui dirait le contraire. Le fait qu'ils ne s'entendent pas n'était pas le problème, ce qui gênait était qu'à chaque fois, le cours se retrouvait en suspens. Pour qu'ils puissent se concerter, McGonagall avait fait apparaitre une dizaine de chaises et toutes étaient occupées.
- Bon venons-en au fait, débuta la directrice.
- Je n'en peux plus Minerva, fit Slughorn un peu trop calme pour quelqu'un à bout de nerfs, à chaque cours ils trouvent le moyen de se lancer des piques.
- Je confirme, mes cours partent dans tous les sens lorsqu'ils commencent, continua Mme Chourave.
- Il faut trouver une solution au plus vite ou sinon je vais les pénaliser en les virant de mon cours, dit Flitwick. McGonagall se massa les tempes, toutes ces plaintes en si peu de temps ne faisaient que lui donner mal à la tête. Si elle ne trouvait pas de solutions rapidement, ses meilleurs élèves seraient pénalisés. Elle avait bien une idée mais trop draconienne. Une autre, trop douce ! Ah, voilà la solution parfaite. Un mince sourire s'étira sur ses lèvres ridées et elle annonça son idée à ses collègues :
- Très bien, nous sommes tous d'accord sur le fait que ce sont des dangers au bon déroulement des cours, résuma-t-elle, voila, j'ai pensé à les faire se rapprochés.
- Oh mon dieu, s'écria Trelawney, Non, Non, Non et non !
- Soyez de bonne foi Sibylle, nous les forcerons à s'asseoir ensemble à chaque cours. Si malgré tout ça rien ne change, je m'occupe moi-même de leurs punitions. Sur ce, vous pouvez disposez ! Alors comment vous avez trouvé ce chapitre??
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