Sypnosie

Sypnosie
Hermione fait sa rentrée en 7e année après la chute de Voldemort. Pour Harry, Ron et elle, cette année s'annonce radieuse. Mais tout cela est sans compter sa nomination en tant de préfète en chef avec... Drago Malfoy. Quelle plaie! Passer toute une année à partager une salle commune avec Malfoy est pour elle un cauchemar. Les disputes et les colères sont à envisager mais que va-t-il se passer lorqu'un mysterieux jeune homme fera irruption dans sa vie?

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H3rmiiOne

# Posté le samedi 21 février 2009 15:58

Modifié le samedi 20 juin 2009 10:25

Chapitre 1

Chapitre 1
Retrouvailles mouvementées

En ce 1er septembre, la gare anglaise de King' Cross était bondée. Dans un petit coin, un petit groupe de personnes se faisait très clairement différencier des autres. Ils étaient tous roux, à part un, qui était brun et avait une drôle de cicatrice sur le front.
Harry et les Weasley étaient sur le quai, entre les voies 9 et 10, en train d'attendre Hermione. Ron et Harry essayaient par tous les moyens d'apercevoir la touffe de cheveux bruns et bouclés qu'ils aimaient tant mais rien à l'horizon. Harry avait pris cinq bons centimètres et Ron sept ; tout l'été ils n'avaient cessé de s'imaginer la nouvelle Hermione et avaient hâte de la revoir.

- Bon venez les enfants, dit Mme Weasley de sa voix doucereuse, Hermione nous rejoindra sur la voie 9 3/4 !

Ils firent tous une tête déçus et reprirent leurs chariots en main, Ron était sur le point de traverser le mur quand Ginny poussa un cri de surprise. Harry et Ron se retournèrent et ouvrirent instinctivement la bouche. Le cri qu'avait poussé Ginny était maintenant très compréhensible, la personne qui se trouvait devant eux était...indescriptible.

Une brune aux longs cheveux bouclés, qui lui arrivait dans le creux du dos. Elle portait un jeans moulant avec une tunique beige décolletée. A ses oreilles, elle avait de grands anneaux en or. La jeune femme était très légèrement maquillé, c'était parfait ; ni trop clair, ni trop osé. Ce fut seulement au moment où Ron plongea ses yeux dans ceux chocolat de l'adolescente qu'il réalisa que c'était Hermione !

Les deux jeunes hommes écarquillèrent les yeux, apparemment, ils avaient repris conscience en même temps. Hermione se mit à leur hauteur en tirant son chariot derrière elle. Elle embrassa toute la famille Weasley ainsi qu'Harry et revint vers Ron :

- Ron ! Ce mois sans nos disputes m'as tellement manqué !

- Je t'ai plus manqué qu'Harry, fit-il surpris.

- Je parlais avec lui par hibou presque tous les jours, répondit-elle dans un éclat de rire.

- Ben moi aussi tu m'as manqué !

- Ah Ronald !

- Tu es vraiment belle, Mione !


Le compliment la toucha tellement qu'elle lui redonna un baiser sur la joue, ce qui eut pour effet de le rendre écarlate. Ginny gloussa et Harry donna une tape amicale à son meilleur ami, sans même connaitre la conversation. Mme Weasley salua de loin les parents d'Hermione et poussa un cri pour regrouper les enfants. Chacun reprit son chariot, s'assurant que personne ne les observaient et uns à uns traversèrent le mur.

Trois quarts de secondes plus tard, toute la joyeuse troupe étaient sur la voie 9 ¾, où un gros train fumant rouge et noir attendait tous les élèves de Poudlard. Plusieurs petits groupes s'étaient déjà formés aux alentours de la porte du train. Mme Weasley et son mari embrassèrent les adolescents et repassèrent de l'autre coté du mur.
Au premier coup de sifflet, les quatre amis montèrent directement en voiture et choisirent un compartiment vide pour s'y installer. Le train s'ébranla puis se mit en route ; Hermione qui se trouvait près de la fenêtre, vit qu'ils quittaient King' Cross et au fur à mesure les paysages se mirent à défiler rapidement ; enfin, elle allait retourner à Poudlard.

- C'est vraiment géniale ! s'exclama Ron, on est tous de retour à Poudlard !

- En plus, le poids Voldemort ne pèse plus rien de tout, continua Harry.

- C'est vrai ça ! Ce sera la belle vie ! Renchérit Ron.


La porte du compartiment s'ouvrit, laissant entrer Luna et Neville main dans la main. Ils s'assirent côte à côte et entrelacèrent leurs doigts.

- Vous...vous êtes ensembles ? demanda Ron.

- Oui, depuis le début des vacances, répondit Luna, en couvant Neville des yeux.

- C'est fantastique, s'émerveilla Ginny, vous formez vraiment un très joli couple.


Ron parut presque ému et jeta un coup d'½il en coin à Hermione, elle était totalement obnubilée par la conversation au sujet de Dumbledore qu'elle entretenait avec Harry. Ron avait du mal à contenir le fait qu'Hermione le fascinait, pas depuis toujours mais depuis l'instant où il l'avait vu sur le quai de la gare. Il voulait lui montrer combien il l'aimait même si il devrait tout essayer :

- Tu as vu, Mione, Neville et Luna sortent ensemble !

- Ah bon, fit-elle, comme si elle venait de débarquer, c'est vraiment super !

- C'est vraiment beau l'amour, hein ? essaya t-il.


Harry éclata de rire devant ce piètre jeu de séduction, ce qui lui valut un regard foudroyant de Ron. Soudain, la porte du compartiment s'ouvrit de nouveau, pour laisser apparaitre le professeur McGonagall ; un air à la fois solennel et ravi, ce qui était très rare. La vieille dame appela Hermione du doigt. Celle-ci se leva et se posta en face du professeur, son perpétuel sourire de première de la classe aux lèvres. McGonagall fixa Hermione avec appréhension, la jeune femme en avait elle-même un peu peur.

- Miss Granger, je suppose que vous avez reçu votre lettre ?

- Quelle lettre, professeur ?

- La lettre qui vous annonce que vous êtes préfète de chef, répondit-elle avec un air grave.


A l'entente de la nouvelle, Hermione dévoila ses dents fraichement blanchi et attendis le reste des indications :

- Je suppose que vous connaissiez déjà les fonctions d'un préfet en chef, donc je dois vous emmener dans le compartiment des préfets afin de rejoindre votre homologue masculin.

Hermione laissa littéralement explosé sa joie- avec un minimum de retenue- McGonagall lui fit signe de la suivre. Elle eut juste le temps d'annoncer la nouvelle à ses amis et suivit la sous-directrice.

La gryffondore s'arrêta en même temps que l'animagus, devant un compartiment qui avait un grand écusson accroché au-dessus de la porte. McGonagall regarda la jeune femme avec inquiétude et ouvrit la porte, elle la salua et la laissa planter là. Hermione hésita un instant à entrer, pourquoi McGonagall était-elle inquiète ? Elle soupira un bon coup et se décida à entrer...
Quelle horreur ! Son homologue masculin n'était autre que Malfoy. Pourquoi n'avait-elle pas reçu cette fichu lettre pour être préparé à ça ? Heureusement, il semblait ne pas avoir remarqué sa présence, il était absorbé par le paysage qui filait. Elle s'assit sur la banquette en face, le plus discrètement possible, sortit son livre espérant de tout c½ur que le compartiment resterait silencieux.

- Tu penses vraiment que je ne t'ai pas entendu, Granger ? se moqua-t-il.

- Non mais maintenant j'espérais que tu me laisses tranquille !

- Ne t'inquiète pas, je ne vois aucun intérêt à parler à une sang-de-bourbe !

- Répète ce que tu viens de dire, si tu l'oses !

- Tes oreilles deviennent défectueuses, c'est pitoyable ! railla t-il.


Il était vraiment très fort, réussir à énerver la nouvelle préfète en chef en trente secondes chronos relevait de l'exploit, surtout sans même tourner la tête. Ses entrainements intensifs pendant les vacances avaient porté leurs fruits. Il avait senti, par les bruits de la banquette, qu'Hermione s'était levé et que sa respiration était plus bruyante. Il ne put s'empêcher de former sur sa bouche un sourire triomphant, avant de se lever pour être en face d'elle. La jeune femme recula d'un pas sans le vouloir, le fait qu'il était trop près et qu'il faisait une tête de plus qu'elle lui donnait un aspect de dominance qu'Hermione n'appréciait pas beaucoup. Il avait toujours son sourire en coin et plissait dangereusement les yeux ; la gryffondore en avait presque peur mais comme si de rien n'était il se retourna et commença à fouiller dans sa valise. Hermione retira ses mains de ses hanches et se rassit. Drago sortit sa robe de sorcier et commença à retirer son pull, la jeune femme ouvrit grandement les yeux, il était déjà torse nu.

- Par pitié Malfoy, évites moi ce spectacle !

- Le mensonge ne te vas pas, Granger, avoue que là tu fantasmes rien que sur mes abdos.

- Là, tu rêves ! Mais il y a des endroits pour ça !

Il se mit à rire et enfila son uniforme.




oODM/HGOo


Hermione était plus qu'heureuse d'être dans la Grande Salle avec Harry, Ron et Ginny. Dans quelques temps, elle serait obligée de monter dans la salle commune des préfets en compagnie de Drago Malfoy. Rien que d'y penser, son appétit se coupait immédiatement. En plus, elle avait eu « l'immense honneur » de le voir à moitié nu, une seconde raison –pour elle- de ne pas manger.

- Qu'est-ce qui t'arrive, Hermione ? demanda Ginny, tu n'as pas faim ?

- Heu non, pas vraiment.

- Dis moi, Mione, articula Harry entre deux bouchées, c'est qui ton homologue masculin ?

- Tu ne devines pas ?

- Moi oui, fit Ron avec un regard rageur, c'est l'autre fouine.

- Exactement, soupira Hermione, on n'a même commencé l'année par des petites insultes.


Elle n'écouta pas vraiment la réponse des autres ; elle se retourna vers la table des professeurs et McGonagall lui fit un signe de tête, qui signifiait qu'il était l'heure de conduire les premières années dans les dortoirs. Elle déposa sa fourchette dans son assiette encore pleine et se leva aussitôt imité par Malfoy. Elle agita ses mains vers les premières années et quitta la Grande Salle, talonnée par les gamins.


oODM/HGOo


Depuis le début de la journée, c'était la première fois qu'Hermione se sentait vraiment détendu ; c'était surtout du au fait que Drago n'avait toujours pas investi la salle commune. Des qu'elle avait laissé les enfants de première année, elle était monté au cinquième étage et avait fait le tour du propriétaire. Leur salle commune était aussi grande que celle des autres maisons –parfait pour deux- mais bien plus équipé, surtout au niveau de la salle de bain. Quand on entrait dans le salon, il y avait trois portes, une au milieu qui donnait sur la salle d'eau ; et une autre de chaque côté. Sur celle de droite, l'emblème de Gryffondore et sur celle de gauche celui de Serpentard.
Hermione était allongé sur le canapé du salon ; un livre à la main et avait allumé un feu dans la cheminée.

L'atmosphère était tellement propice à la détente, jusqu'à ce que le portrait ne pivote, laissant entrer Malfoy et son habituelle vent glacial.

- Ca sent un peu trop le Gryffondore, ici ! fit-il avec un air de dégout.

- Moi bizarrement je prends l'odeur du crétin blond ! répliqua Hermione.

- Les vacances t'ont servi à peaufiner tes insultes, Granger ?


Elle referma bruyamment le livre et se leva prête à quitter la pièce quand Drago fixa directement ses yeux sur la poitrine de la jeune femme. Ce n'est qu'après plusieurs secondes qu'elle remarqua la direction de son regard.

- Tu veux peut-être de l'aide ? fit-elle dédaigneuse.

- Pas du tout, j'ai juste remarqué que tu commençais à avoir quelques petits atouts intéressants.

Elle leva les yeux vers le ciel.

- Tu n'es peut-être plus si insignifiante après tout, reprit-il.


La Gryffondore serra les poings pour résister à toute envie de bagarre. Elle lança un regard foudroyant à Malfoy et monta s'enfermer à double tours dans sa chambre.

A suivre...

30 com's pour le prochain chapitre svp

# Posté le samedi 21 février 2009 16:06

Modifié le lundi 20 juillet 2009 10:15

Chapitre 2

Chapitre 2
Merci a princesemadinina d'avoir mis le 30e com's

Premier Jour

Hermione, Harry et Ron se trouvaient déjà dans les cachots, devant la salle de potion. Ils avaient désertés la Grande Salle bien plus tôt que d'habitude pour pouvoir discuter tranquillement de l'incident du matin ; pendant qu'Harry et Ron étaient en train de petit-déjeuner, Hermione avait débarqué comme une furie dans La Grande Salle, les cheveux mouillés et une chaussure à la main essayant de l'enfiler à cloche pied.

- Tu vas nous expliquer ce qui t'es arrivé ce matin, Mione ? se moqua Harry.

- Ce n'est pas drôle ! Malfoy à passé presque une demi-heure dans la salle de bain et donc je ne pouvais pas me préparer !

- Ca commence bien ! reprit Harry, cette année risque d'être marrante !

- Hermione à raison, Harry ! déclara Ron qui n'avait pas encore parlé, comment ça pourrait être drôle alors qu'il s'agit de Malfoy, ton ennemi juré ! Pauvre de toi, Mione.

- En plus, continua Hermione, hier soir il c'est mis à fixer ma poitrine comme un obsédé ! Non mais !


Cette fois-ci, Harry éclata de rire. Ce n'était pas forcement à cause de ce que Malfoy avait fait mais plutôt par ce que le visage de Ron se décomposait à chaque mots qu'Hermione prononçait.

[c=#0000000]- Je vais..., cria Ron, Tu me le dis si il refait un truc de ce genre et je te jure que je vais le lui faire payer !

Ron n'avait pas l'air de plaisanter et Hermione n'avait aucune envie de le retenir, il semblait même prêt à affronter Malfoy sur le champ. Son voeux fut en partie exaucé, Drago débarqua, avec sa ménagerie, talonné de très près par Slughorn. Le rouquin se contenta de serrer les poings en fixant Malfoy droit dans les yeux, en dépit de la présence du professeur. L'arrogant blondinet laissa échapper un ricanement puis fit un clin d'½il à Hermione, laissant Ron fou de rage.


Le cours débuta sur le retrait de dix points aux serpentards pour avoir fait tomber un gryffondore, ensuite Slughorn prononça ses voeux pour l'année et ses recommandations. Les amabilités échangées, il ordonna de former des groupes de deux. Avant même qu'Harry ne pose ses affaires, Ron s'était assis à côté d'Hermione, contraignant Harry à prendre place à côté de Neville. Lorsque le professeur donna les consignes, Hermione commença à préparer la potion sans adresser un mot à Ron. Elle coupait chaque ingrédients avec soin, à chaque fois que Ron entreprenait quelque chose, elle le lui arrachait des mains et le faisait elle-même. Hermione ne lui avait cédé qu'une petite boule ressemblant à un champignon, dont l'utilité restait introuvable ; il avait essayé de la mettre dans le chaudron mais sa coéquipière l'en avait dissuadé d'un seul regard. Slughorn, ayant remarqué l'objet dans les mains du rouquin se rapprocha de la table et le prit entre ses doigts. Un sourire se forma sur son visage ridé et terne, levant la boule à la hauteur de sa tête, il prononça clairement :

- Qui peut me dire qu'est-ce que c'est ?

- On a enfin retrouvé le cerveau de Weasley, lança Drago provoquant l'hilarité de ses congénères Serpentards.

- Non monsieur Malfoy, soupira Slughorn, quelqu'un d'autre ?

- C'est juste ce que représente l'humour de Malfoy, répliqua Hermione dans un élan de solidarité pour Ron en entrainant les Gryffondores.


Slughorn soupira de nouveau et désespéra pendant un instant.

- Ceci, reprit-il en brandissant la petite boule, est le composant le plus élémentaire de l'élixir de beauté parfaite, une seule de ces petites boules suffit à rendre un être humain ou autre chose irrésistible.

- Pour Weasley il en faudrait au moins cinq, s'écria de nouveau Malfoy avant d'entendre les éclats des autres serpents.

- Cela suffit monsieur Malfoy ! s'énerva le professeur de potions, je retire dix points de plus à Serpentard.


Pour la seconde fois, ce fut au tour des Gryffondores de rire aux éclats. Malfoy, lui, ne riait pas du tout, son teint s'était empourpré de colère et il semblait traiter Slughorn de tous les noms intérieurement. Par bonheur pour lui, le cours se termina et il sauta presque de la salle pour arriver dehors. Hermione se leva et rejoignit Harry près de sa table, bizarrement entière ce qui était rare avec Neville. Ils sortirent de la salle dans un éclat de rire avec tous les autres Gryffondores, jamais un professeur n'avait parlé aussi durement à Malfoy. Ce cours allait rester dans les esprits des rouge et ors.



oODM/HGOo


Enfin le premier déjeuner de l'année, celui qu'Hermione attendait avec impatience, celui où tout le monde se racontait ses vacances. Les cours qui avaient suivi celui de potions avaient été plutôt détendus grâce au fait que Malfoy boudait toujours et que tous les autres n'avaient qu'une idée en tête, manger.

A peine s'étaient-ils assis que le repas était apparu. Tous les Gryffondores s'étaient jetés dessus comme des lions affamés, laissant peu à peu place aux traditionnels souvenirs de vacances.

- Cette année, je suis partis dans le sud de la France avec mes parents, commença Seamus.

- Moi, je suis resté en Angleterre avec mon grand frère qui revient des States, fit Dean en se pavanant devant l'expression de certaines filles admiratives.

- Quant à moi, dit Lavande avec un air hautain, je suis partis bronzer en Espagne (elle montre son bronzage presque inexistant) et j'ai fait la rencontre d'un garçon, qu'est-ce que je dis, d'un homme merveilleux.


Ron n'accorda même pas un regard à Lavande, sa piètre tentative de jalousie avait totalement échoué. Hermione se mit à rire en subissant les regards dédaigneux de Lavande et envoya à Ron un sourire qu'elle n'aurait pas voulu charmeur. Elle se retourna ensuite vers Harry et le spectacle qui s'offrit à ses yeux ne fit que la faire sourire davantage. Harry caressait la main de Ginny du bout des doigts et celle-ci avait les joues aussi rouges que ses taches de rousseurs. Visiblement, ils s'étaient remis ensemble et le jeu de mains d'Harry semblait trop sur de lui pour que cela soit récent. Hermione adressa un léger clin d'½il à Ginny ce qui eut pour effet de rendre ses joues encore plus écarlates qu'auparavant.

- Et bien, Potter et Weasley fille, lança une voix derrière eux, quel couple !

Harry lâcha immédiatement la main de Ginny et se retourna pour faire face à Malfoy :

- Quelqu'un t'avais sonné Malfoy ? Je ne me souviens pas qu'il y avait de l'attardé au menu !

- Potter aussi a fait des efforts, fit-il en s'adressant exclusivement à Hermione, vous avez révisé ensemble ou quoi ?


Au moment même où Hermione comptait se lever et incendier Malfoy d'insultes, une centaines de hiboux firent irruption, lâchant des paquets un peu partout dans la salle. Le blond reconnu son Grand Duc et le suivit des yeux ; lorsqu'il remarqua un paquet qui était à sa place. Il remit son rictus démoniaque et partit.

Peu à peu où les autres élèves ouvraient leurs courriers, accompagnés de la dernière édition de la Gazette du sorcier, des expressions de terreur se lisaient sur leurs visages. Même Ron et Harry, qui d'habitude n'accordaient pas la moindre importance aux faits divers, semblaient inquiets. Hermione, n'ayant pas reçu son exemplaire, arracha celui de Ron et se mit à lire :

« Tard hier soir, l'auberge de Mme Rosemerta situé sur le chemin principal de Pré-au-Lard, s'est fait sauvagement ravagé. Les dégâts matériaux sont plutôt importants mais c'est surtout l'état de la propriétaire qui est critique. Elle se trouve, actuellement, à l'hôpital St-Mangouste dans un meilleur état. Des clients assoiffé l'avaient trouvé la veille étendue par terre, pratiquement vidé de son sang. La victime à assurée, après avoir repris des forces que son agression n'avait pas été commise par des sorciers mais par une autre créature. »

Maintenant, Hermione comprenait les différents sentiments des autres. Mme Rosemerta était l'aubergiste préféré de tout le monde. Mais ce n'était pas que ça, Pré-au-Lard était très proche de Poudlard et si une bande de voyous rodait, ils viendraient surement à l'école. Savoir qu'une fois de plus, les élèves seraient exposé à un certains danger enlevait toute joie au repas.

La préfète en chef remonta dans sa chambre et s'assit devant son bureau. Elle chassa tant bien que mal la peur et se concentra sur le planning des rondes de nuits. Il était tout à fait hors de question que leurs devoirs de préfets se fassent sans la moindre organisation ; il ferait les rondes du mercredi et du week-end ; et elle, les jours restants. Faire un jour de plus n'était pas totalement désintéressé, en travaillant plus, elle aurait le privilège d'organiser le bal de Noël. En plus, elle était pratiquement certaine que cette opportunité n'était pas au goût du serpentard.

Justement, quand on parle du loup ! Malfoy entra dans la chambre sans même frapper :

- Granger, il faut...

- Personne ne t'a appris à frapper ! J'aurais pu être nue !

- Tu aurais été trop contente que je te vois, de toute façon je suis sûre que tu bossais, fit-il en regardant l'endroit où la jeune fille se trouvait trente secondes auparavant.

- Espèce de sale enfant pourri gâté !


Il ignora complètement la réflexion et s'approcha du bureau ; elle referma brusquement son ouvrage pour qu'il se garde d'y remettre les yeux et se mit à taper du pied.

- Maintenant que tu as fait le tour du propriétaire, que veux-tu ? demanda t-elle froidement.

- On est attendu chez McGonagall !

- Ben vas-y ! J'arrive !

- Grouille !


Elle le laissa sortir avant et lui emboita le pas. La gryffondore ferma la porte de sa chambre à double tour sous le regard exaspéré de Drago, et se décida à le suivre. Pendant qu'ils marchaient dans les couloirs, Hermione prenait bien soin de laisser environ deux mètres d'écart entre eux. Rien que de se trouver trop proche de lui, lui donnait des frissons. Ils arrivèrent devant la gargouille et Drago prononça immédiatement le mot de passe, Hermione resta même perplexe sur le fait que McGonagall le lui ai donné. Il se plaça sur l'escalier en colimaçon et attrapa Hermione, juste à temps avant qu'il ne se mette à bouger.

Une fois devant la grande porte en fer, celle-ci s'ouvrit toute seule, dévoilant la directrice assise à son bureau comme une statue. Ils entrèrent en la saluant et s'assirent sur les deux chaises de libres.

- Bonjour professeur, dirent-ils en c½ur.

- Bonjour ! Comme je suis heureuse que vous vous entendez déjà.

Les deux préfets échangèrent un regard dégouté que McGonagall ne remarqua pas.

- Je vous ai convoqué aujourd'hui, continua t-elle, pour vous renseigner un peu plus sur les devoirs d'un préfet en chef.

- Nous avons lu, en tout cas moi, le parchemin qui était à la bibliothèque sur le sujet, dit Hermione sans cacher sa fierté.

- Très bien, miss Granger.

- J'avais commencé à faire le planning des rondes avant de venir vous voir. Je crois que d'ici ce soir tout sera en ordre.


La directrice se mit à sourire devant une telle initiative. Malfoy regarda sa collègue préfète, visiblement perdu. Hermione et lui n'avait jamais fait de plan ensemble. La gryffondore voulait encore lui voler la vedette, si elle jouait comme ça, lui aussi entrerait dans la danse.

- Excusez moi, professeur, fit Malfoy de sa plus douce voix, pourrions nous parler de l'incident de Pré-au-Lard ?

- Oh oui ! Je l'accorde, monsieur Malfoy. L'agression qu'a subit Mme Rosemerta hier, n'affectera en rien nos sorties habituelles au village. Nous devrons juste redoubler de vigilance.

- J'ai moi-même, pensé à un plan pour correctement encadrer les élèves, reprit Malfoy en surveillant Hermione du coin de l'½il.

- Très bien, monsieur Malfoy. Je suis ravie d'avoir deux préfets aussi compétents.


La directrice les congédia poliment et ils retournèrent dans leur salle commune. Drago se débarrassa de sa chemise pour se retrouver torse nu et se laissa tomber sur le canapé. Hermione mit son écharpe sur le porte-manteau et alluma un feu. Le serpentard se redressa et éclata de rire ; faisant poser le regard de son homologue féminin sur lui, étonnée.

- Qu'est-ce qui provoque ton hilarité, qui m'insupporte, Malfoy ?

- Nous avons déjà des habitudes de vieux couple, rigola t-il en se remémorant la scène dans sa tête.

- Un couple ? Beurk ! Ne me met pas ce genre d'images dans la tête !

- Ne me mens pas Granger, tu en rêves !


Elle leva les yeux au ciel.

- C'était quoi ton petit jeu dans le bureau de McGonagall, reprit-il d'un ton plus sérieux.

- Quel jeu ?

- Le programme et tout ça ! Je ne me souviens pas d'en avoir fait un !

- C'est surtout que ton esprit est aussi vif que celui d'un paresseux.

- Tu peux parler toi ! Montre-moi ce plan !


Elle secoua la tête de droite à gauche. Il la défia des yeux et elle préféra détourner son regard, la pression de ses yeux métalliques était trop puissante. Elle soupira devant sa défaite et lui exposa son programme :

- Je m'occupe du lundi, mardi, jeudi et vendredi. Toi, tu as le reste !

- Mais...

- Je me fiche de ce que tu penses, ce sera comme ça et c'est tout ! Maintenant, si tu le permets je vais rejoindre des gens convenable.

- Mais, ce n'est...


Il n'avait même pas eu le temps de finir sa phrase, qu'elle avait déjà passé le portrait. Drago haussa les épaules : après tout, elle finirait par ce rendre compte que les rondes s'effectuaient obligatoirement à deux.

A Suivre...

30 com's pour le prochain chapitre svp

# Posté le dimanche 01 mars 2009 20:20

Modifié le lundi 20 juillet 2009 10:18

Chapitre 3

Chapitre 3
Merci à x-dray-4nd-hermy d'avoir mis le coom's manquant


Orage chez les prefets

Durant le mois qui suivit, Malfoy s'arrangea toujours pour que les rondes se fassent seul, prétextant mêmes de maladies farfelues. A cause de ses récentes disputes avec son homologue féminin, il ne s'en voulait pas du tout. Autant le début de l'année était relativement calme, autant ces derniers jours avaient été désastreux. Ils avaient passés leur temps à s'insulter et se déchirer devant professeurs et élèves. Mais le problème, était qu'à chaque fois, Hermione s'énervait toute seule, Drago restait moqueur et calme.

4 octobre 21h54 – Hermione retourna à sa salle commune, lorsqu'elle y entra, le salon était désert. Pas de Malfoy dans les parages. C'est un sourire aux lèvres qu'elle s'installa sur le canapé ; assise en tailleur, conformément à ses habitudes du soir ; et prit son résumé de métamorphose. Elle avait pour le lundi, deux parchemins à rédiger sur le contre-sort de la transformation d'un objet en bois en objet articulé. Voyant la grande utilité d'une plume et d'encre, elle rangea son résumé et entreprit de continuer sur son bureau. En passant devant la chambre de Malfoy, elle entendit un gémissement aigüe qui semblait appartenir à une femme. Son visage se frustra, ça allait encore durer toute la nuit, elle serait dans l'impossibilité de dormir. Ce petit manège malsain durait depuis pratiquement trois semaines ; plusieurs jeunes filles (toutes différentes) faisaient des allers-venus dans la chambre du préfet, très tard dans la nuit. Au début, elle avait tenté d'ignorer les bruits suspects et les activités douteuses de son colocataire mais là, c'en était trop !

Elle déposa ses affaires sur le comptoir du côté et remonta ses manches, comme si elle allait monter sur un ring pour affronter un adversaire redoutable. Hermione se posta devant la chambre et ouvrit la porte à la volée. Malfoy, était allongé sur son lit, une fille en sous-vêtements à califourchon sur lui. Lorsque Hermione apparu à la porte, il poussa la jeune fille et s'avança jusqu'à Hermione. Ses joues étaient rouges de colère, pour la première fois, les rôles étaient inversés ; lui était en colère et elle riait. Le serpentard ficha sa partenaire du soir à la porte, lui donnant juste le temps de ramasser ses habits et se mit à crier derrière Hermione :

[c=#0000000]- Bordel, Granger ! Qu'est-ce que tu fous là ? Je ne t'ai jamais permis d'entrer dans ma chambre !

- Je tiens juste à te dire que ce que tu fais est interdit et vu que je suis préfète je me sens dans l'obligation d'en parler à McGonagall !

- Et bien vas-y ! Espèce de sale Sang-de-Bourbes, tu fais exactement comme les moldus ! Et en plus de ça, ça se dit juste et courageuse !

- Je t'interd...

- Tu ne m'interdis rien du tout ! Ca me répugne de te parler !

- La ferme ! Tu n'es qu'un immonde crétin pourri gâté ! Le fils à son papa ! s'énerva-t-elle.

Soudain, la colère de Malfoy s'envola, il ne fallait pas qu'il se laisse dépasser de cette façon. Maintenant, tout rentrait dans l'ordre, Hermione était fâchée. Il s'adossa au seuil de la porte et la regarda d'un air amusé. Elle avait la respiration bruyante, comme dans le train, sa colère montait peu à peu du fait que Malfoy soit de nouveau calme.

- Tu as fini, Granger ? finit-il par dire.

- Tu n'es qu'un... qu'un... Je te hais !

- Sentiment partagé !


Avant qu'elle ne parle, il lui claqua la porte au nez. Hermione trépigna de colère devant ce manque de correction et retourna à sa chambre. Elle fulminait, chacun de ses pas était lourd. Il fallait qu'elle trouve le moyen de lui faire payer toutes ces humiliations. Si, elle allait trouver...

oODM/HGOo


Le lendemain, Drago se réveilla en avance sur son horaire. Il était en sueur, son rêve avait été au-delà de ses forces. Le fait que sa dose quotidienne de sport de chambre est été interrompue par sa collègue, plus ou moins brutalement, avait provoqué quelque chose honteux venant d'un Malfoy. Il avait été obligé de satisfaire ses envies en solitaire et par rêve. Il entra dans le bain bouillant qu'il s'était fait couler pour calmer ses ardeurs, et détendit tous ses muscles. Pendant qu'il rajoutait du savon dans l'eau, les images de son rêve lui revenaient en mémoire. Il revoyait tous les gestes, les mouvements. Puis, le corps de son amante lui revint, elle était divine mais son visage lui apparut. L'horreur ! Son excitation qui revenait retomba aussi sec. Son amante virtuelle était Hermione Granger.

Il sortit de l'eau et s'essuya, en essayant d'oublier son cauchemar. C'était samedi et il s'habilla juste d'un T-shirt et d'un jeans. La seule façon qu'il chasse cette terrible pensée était qu'il se trouve une fille. Une fille tellement douée, qu'elle lui ferait ignorer toutes les autres. Il quitta donc la salle commune avec l'immense conviction que dans à peu près une heure, il serait calmé. Même s'il ne trouvait pas sa perle rare maintenant, n'importe quelle fille, qui est un peu de goût ne lui refuserait rien.

Hermione se leva de son lit juste quand la porte claqua. Elle ne dormait plus mais avait juste attendu que Malfoy parte. Elle se rendit à son tour dans la salle de bain en évitant de poser ses yeux sur les accessoires de toilettes masculines qui trônaient sur le lavabo en face du sien. Si elle y posait ne serait-ce qu'un ½il, elle risquait de tout balancer à l'autre bout de la pièce. Le sommeil n'avait rien enlevé de sa colère, il l'avait pensa t-elle un peu plus accentué. Elle se doucha rapidement et enfila un vêtement approprié à la température, autrement dit un débardeur et un short mi-cuisse. Elle attrapa son insigne de préfet et descendit à la Grande Salle.


Ron et Harry étaient déjà assis, devant leurs assiettes à attendre Hermione. Il lui avait gardé une place entre eux deux ; ce qui ne dérangeait pas Harry puisque Ginny n'était pas là. La préfète arriva et se plaça exactement à l'endroit qui lui était réservée, enclenchant immédiatement la conversation :

- Alors les garçons, bien dormi ?

- Super, sauf que Ron n'arrête pas de parler dans son sommeil et sa réveille tout le monde, répondit aussitôt Harry avec un regard en biais à son ami.

- Ah bon, rigola Hermione, et qu'est ce qu'il dit d'intéressant ?

- Rien du tout, répliqua Ron en envoyant au passage un regard meurtrier à son meilleur ami qui était plié de rire, Mais toi, tu as bien dormi, Mione ?

- Pas vraiment, j'étais rongé par ma colère. Ca satané Malfoy !


Elle jeta un coup d'½il à la table des serpentard et vit Malfoy, qui aux yeux de tous, caressait vulgairement le corps d'une jeune serpentarde de quatrième année. Cette simple vision lui rappela la veille, mais au lieu de réprimer son dégout, elle se mit à sourire.

- Dites les garçons, ça vous dirait de passer faire vos parchemins de métamorphose dans ma salle commune ? proposa-t-elle.

- La salle commune que tu partages avec Malfoy ? l'interrogea Harry.

- Ben oui, elle est grande et on pourra travailler tranquillement, argumenta-t-elle.

- Mais le problème, c'est que Malfoy y est aussi, réprima Ron.

- Et alors ! Malfoy n'est pas le centre du monde ! J'ai le droit d'inviter des amis dans cette salle commune qui est aussi la mienne donc si vous ne voulez pas vous n'avez qu'à dire non ! s'énerva Hermione.


Ils échangèrent un regard, comme pour voir si aucun d'eux n'émettaient d'opposition. Après délibération, ils se levèrent tous les trois de tables et prirent le chemin du cinquième étage.

oODM/HGOo


Ca faisait un peu plus de dix minutes que les trois Gryffondores étaient en train de travailler et le sol du salon des préfets était déjà recouvert des tonnes de papier qu'Hermione avait utilisé pour leurs expliqué l'une des théories.

- Alors, si l'objet, une fois devenu articulé se bloque que se passe t-il ? essaya-t-elle pour la troisième fois.

- Ben...vraiment je sais pas Mione, répondit Ron en cherchant la réponse par Harry, on a rien compris.

- Ce n'est pas possible ! Bon alors, lorsqu'...


Elle s'arrêta au milieu de sa phrase lorsqu'elle entendit le portrait pivoter ; Malfoy entra et en voyant Harry et Ron, trébucha sur le pied de la table pour se rattraper de justesse au porte-manteau. Il n'avait pas du tout l'air fâché, juste surpris mais Hermione comptait bien lui faire prendre la mouche :

- Malfoy, peux-tu dégager le temps que je travaille avec mes amis ? Là, tu gènes !

- Je gène ? fit-il comme offensé, mais mon c½ur hier je n'avais pas l'air de te gêner !


Harry et Ron dévisagèrent Hermione, pour attendre un démenti mais leur amie était tellement sous le choc qu'elle ne trouvait rien à dire. Malfoy, lui était le seul à sourire, il avait encore réussi et tout ça sans se fâcher.

- Tu sais, reprit-il, ça me fait du bien que tu es enfin révéler notre relation à tes amis. Il le prenne plutôt bien.

Il s'était rapproché d'Hermione et l'avait enlacé par la taille comme un amant le ferait, laissant les amis de celle-ci encore « sur le cul ». Soudain, la préfète reprit ses esprits et essaya de se débattre mais l'emprise du serpent restait plus forte. Ron et Harry se levèrent en serrant les poings.

- Ne me dites pas que vous le croyez ? s'inquiéta Hermione

- Mais bien sûr que non, Mione ! répondit Ron, Malfoy, lâche-là immédiatement !

- Moi je vous prierais plutôt de dégager le plancher, lança le blondinet sans desserrer son emprise.

- Allez-y les gars ! Il ne me fera rien, calma Hermione.


Ils s'assurèrent que se voix n'exprimait pas la peur puis s'en allèrent. Sitôt qu'ils eurent passé le portrait, Malfoy lâcha le Gryffondore. Voulant se venger, elle s'apprêtait à lui donner une gifle monumentale mais il attrapa son poignet à temps. Ses yeux qui d'habitude étaient moqueur, étaient maintenant cruels et effrayants. Hermione en avait peur, pour la première fois, elle avait peur de Malfoy.

- Lâche mon bras, ordonna-t-elle en tentant l'intimidation.

- Je te préviens Granger, si tu réessaye de reposer tes sales pates de Sang-de-Bourbe sur moi je te le ferais payer !


Ecoutant enfin la supplication de sa captive, il la relâcha puis sans même se retourner se rendit dans sa chambre. Oui, elle avait réussi mais a quel prix ? Au prix de sa fierté, elle avait montré à Malfoy qu'elle avait peur et ça c'était la pire des choses.


Au même moment, dans le bureau de McGonagall, une petite réunion improvisée était en cours. Tous les professeurs avaient tenu à se réunir sur le sujet : Granger/Malfoy. Chacun d'entre eux avait au moins une fois été victime d'une des disputes des préfets et ce n'était pas Slughorn qui dirait le contraire. Le fait qu'ils ne s'entendent pas n'était pas le problème, ce qui gênait était qu'à chaque fois, le cours se retrouvait en suspens. Pour qu'ils puissent se concerter, McGonagall avait fait apparaitre une dizaine de chaises et toutes étaient occupées.

- Bon venons-en au fait, débuta la directrice.

- Je n'en peux plus Minerva, fit Slughorn un peu trop calme pour quelqu'un à bout de nerfs, à chaque cours ils trouvent le moyen de se lancer des piques.

- Je confirme, mes cours partent dans tous les sens lorsqu'ils commencent, continua Mme Chourave.

- Il faut trouver une solution au plus vite ou sinon je vais les pénaliser en les virant de mon cours, dit Flitwick.


McGonagall se massa les tempes, toutes ces plaintes en si peu de temps ne faisaient que lui donner mal à la tête. Si elle ne trouvait pas de solutions rapidement, ses meilleurs élèves seraient pénalisés. Elle avait bien une idée mais trop draconienne. Une autre, trop douce ! Ah, voilà la solution parfaite. Un mince sourire s'étira sur ses lèvres ridées et elle annonça son idée à ses collègues :

- Très bien, nous sommes tous d'accord sur le fait que ce sont des dangers au bon déroulement des cours, résuma-t-elle, voila, j'ai pensé à les faire se rapprochés.

- Oh mon dieu, s'écria Trelawney, Non, Non, Non et non !

- Soyez de bonne foi Sibylle, nous les forcerons à s'asseoir ensemble à chaque cours. Si malgré tout ça rien ne change, je m'occupe moi-même de leurs punitions. Sur ce, vous pouvez disposez !




Alors comment vous avez trouvé ce chapitre??
Trop court? Trop long??
Dites moi toutes vos impressions
Je demande 40 coom's pour le prochain parce que vous aurez une surprise.

# Posté le mercredi 18 mars 2009 16:12

Modifié le lundi 20 juillet 2009 10:22

Chapitre 4

Chapitre 4
Merci à glamourdu63 d'avoir mis le 40e coom's

Un serdaigle plus qu'interressant

Le matin suivant, Hermione se prépara discrètement en évitant Malfoy et descendit rejoindre ses amis. La Grande salle était comme à son habitude bruyante et de l'entrée, elle voyait dans le coin de la table des Gryffondores, Ron et Harry. Ils avaient la même mine renfrognée que la veille, apparemment le sujet principal de conversation était : Malfoy. Elle alla s'asseoir à côté d'eux et se servit à manger comme si de rien n'était.

- Hermione ! On t'attendait. Qu'est-ce qui s'est passé hier avec Malfoy ? la questionna Harry.

Elle raconta, avec détachement les évènements d'après leur départ en omettant le petit passage de la menace. Voyant bien que ses amis ne changeaient toujours pas d'expression, elle rajouta un petit détail à son avantage :

- Donc je lui ai malgré tout affligé sa claque et il a fini par me lâcher les baskets !

- Je trouve qu'il mérite même plus, répliqua Ron.

- C'est bien, Mione, la félicita Harry, je savais que tu ne te laisserais pas faire !


Elle se mit à rougir et avala aussitôt le reste de ses ½ufs. Ron semblait plus rassuré et se mit à observer Hermione d'un air pensif. Elle releva la tête et croisa son regard ; ce fut comme si en un instant, tous les souvenirs de leur amour revenaient. Non, pas l'amour, juste les souvenirs. Il était vrai que Ron avait beaucoup changé après la bataille contre Voldemort à vrai dire, il avait muri. Même du plan physique, son corps de jeune homme en pleine croissance s'était métamorphosé en corps d'homme, surement grâce au Quidditch mais Hermione ne voulait pas d'une deuxième histoire. Non, Ron avait eu sa chance il l'avait gâché.

Lorsque Hermione remarqua qu'Harry les observait avec un sourire jusqu'aux oreilles, elle secoua la tête et s'empressa de parler à Ron :

- Ronald ! A quoi penses-tu ?

- Euh rien, ne répondit immédiatement le rouquin, tu pourrais me prêter ton livre de potions ?

- Oui, avec joie !


Harry fit comme s'il y croyait et se retourna vers Ginny qui venait d'arriver. Hermione, croyant vraiment que Ron avait besoin de son livre de potions chercha dans son sac. Elle fouilla chaque recoins du sac mais rien, pas de trace du livre. Elle n'avait que celui d'arithmancie.

- Oh non ! s'exclama-t-elle.

- Quoi ? demanda Ron.

- J'ai oublié mon livre de potions dans ma salle commune et le cours commence dans moins de dix minutes.

- Ben vas-y ! Harry et moi, on va expliquer à Slughorn.


Hermione se leva rapidement et courut vers la sortie. Elle avait cours de potions dans très peu de temps, en plus avec les serpentards. Si elle arrivait, avec un peu plus de deux minutes en retard, Slughorn risquait de la sermonner devant Malfoy, et ça, avec les évènements d'hier, ça ne devait pas se produire. Elle dévalait les escaliers quatre à quatre avec la tête baissée, regardant le sol. Elle courait si vite qu'elle rata la marche et trébucha. Avant de toucher le sol, elle fut retenue par des bras puissants et musclés.

Relevant la tête vers son mystérieux sauveur, elle fut comme frapper par la foudre. La beauté du jeune homme était tout à fait stupéfiante. Ses cheveux étaient d'un cuivre étincelants, avec un air de décoiffé, comme ceux de Harry. Il était d'une pâleur plus que étrange et très prononcé. Sa peau était parfaite, immaculé sans aucun passage des désagréments de l'adolescence, il avait aussi des joues creusées mais pas squelettique, qui lui donnait un air plus mure. Comme sculpté dans du marbre. Hermione continuait de le détailler sans que lui ne la lâche. Elle s'arrêta au niveau de sa bouche, ses lèvres étaient d'un rose foncé et très attirant. Puis, ce fut lui qui plongea son regard dans les yeux de sa demoiselle en détresse. La couleur de ses prunelles ne faisait qu'accentuer sa beauté aveuglante, ses iris caramel au lait la transperçaient au plus profond d'elle-même.

Il se résigna, enfin à la lâcher mais elle put très clairement lire une pointe de déception sur son visage. A vrai dire, elle aussi était déçu de la fin de leur début d'étreinte, cela aurait duré plus longtemps ça ne l'aurais pas dérangé.

- Merci de m'avoir évité une chute humiliante, fit-elle timidement.

- Je n'aurais pas pu vous laissez tomber, voir ce joli visage abimée me ferrait souffrir.


Il lui fit un sourire charmeur , sourire auquel elle répondit. Hermione aurait voulut continuer son chemin mais c'était comme si ses pieds étaient cloués au sol. Son mystérieux sauveur toujours en face d'elle ne cessait de l'observer avec un grand sourire aux lèvres. Il la regardait de haut car il était aussi grand que Malfoy, même plus.

- Je suis vraiment désolé de mon manque de correction, lui dit-il en se sermonnant intérieurement, Je m'appelle Dorian ! Je suis en dernière année à Serdaigle.

- Enchantée, je suis...

- ...Hermione Granger, dernière année à la maison Gryffondore et préfète en chef ! continua-t-il avec un air fier.

- Oh ! s'étonna-t-elle, je ne savais pas que l'on se connaissait !

- On ne se connait pas ! JE vous connais, corrigea-t-il.


La préfète en chef resta bluffée, ce garçon était parfaitement incroyable et ce soudain intérêt la fit rougir.

- Mais dîtes-moi, reprit-il, pourquoi courriez-vous dans les escaliers, au risque de tomber ?

- J'ai cours de potions dans à peu près deux minutes et j'ai oublié mon livre dans ma salle commune ! Et puis, je t'en supplie tutoie-moi !

- D'accord ! Mais je peux t'éviter de remonter à ta salle commune en te prêtant mon livre. Pas la peine de refuser, anticipa-t-il alors qu'elle ouvrait la bouche, je serais trop triste si tu disais non.


Elle hocha la tête et il lui tendit le livre, en effleurant sa main du bout de ses doigts glacés. Comme par hasard, le seul livre qu'il avait était le bon. II baissa la tête vers elle et refit le même sourire à faire fondre une banquise. Hermione se claquait mentalement, elle devait rêver. C'était impossible qu'un tel garçon existe. Il était tellement...merveilleux.

- Hum, la sortit-il de ses pensées, tu n'as pas un cours de potions ?

Toutes les sensations qu'elle éprouvait à l'instant disparurent et laissèrent place à une espèce d'angoisse. Elle lui adressa un dernier sourire et partit en courant vers les cachots.



oODM/HGOo


Elle arriva devant la salle, juste au moment où les autres élèves entraient. La Gryffondore se fondit dans la masse et se dirigea vers sa place près de Ron. Au moment où elle posa ses affaires par terre, Slughorn l'interpella et lui fit signe de venir.

- Que faites-vous, Miss Granger ? demanda le vieil homme, l'air grave.

- Rien du tout professeur, j'allais juste m'asseoir !

- A côté de Weasley ?

- Oui, comme d'habitude, professeur !

- Je vois ! Le professeur McGonagall ne vous as pas prévenu ?

- De quoi ?

- Vous et Monsieur Malfoy, serez maintenant obligé de vous asseoir côté à côte à tous les cours, le mien y compris.


Elle s'arrêta un instant pour réaliser les paroles que venaient de prononcer le professeur de potions. C'était quoi ce plan ! Comment McGonagall pouvait elle lui faire un coup pareil ?! Slughorn ordonna à Blaise Zabini de changer de place et envoya Hermione s'asseoir.

La rouge et or se laissa péniblement tomber sur la chaise à côté du blond et déposa bruyamment le livre de Dorian sur la table. Elle avait juste eu le temps d'expliquer brièvement la cause de ce changement à Harry et Ron et elle n'était même pas sure qu'ils avaient compris. Les autres avaient cette même expression ahurie au visage mais durent rapidement se concentrer sur la leçon. Hermione sortit son matériel et nota, pendant que Drago observait chaque ingrédient en les roulants sous ses doigts. Le remplaçant de Rogue, donna enfin le signal pour préparer la potion mais ni Hermione ni Malfoy ne bougea. Aucun des deux ne souhaitait commencer à travailler en binôme. Slughorn arriva vers eux et croisa les bras devant les deux jeunes qui avaient une attitude plus que puérils. Il attendit un instant. Voyant que ni l'un ni l'autre ne bougeait, il se pencha vers eux et murmura :

- Vous savez, plus vous vous obstinerez à jouer les têtes de mules, plus ce petit jeu dureras ! Donc je vous conseils de vous mettre au travail et de coopérer au plus vite !

Il leur sourit malicieusement et chercha un autre élève en difficulté, comme Neville par exemple. Sitôt qu'il fut plus loin, Hermione arracha les ingrédients de la main de Malfoy et prit le couteau. Quand elle allait se mettre à couper la peau de mandragore séchée, le serpentard posa délicatement sa main sur la sienne. Un frisson, dut à la froideur de la main de Malfoy, parcourut son dos. Sur le moment, elle senti que ni elle, ni sa main n'avait envie de bouger. Mais lorsqu'il commença à la caresser à l'aide de son pouce et qu'elle vit s'inscrire un sourire vainqueur sur son visage, qu'elle lui assena un petit coup de couteau sur la main. Main, qu'il retira aussitôt en frottant la marque laissé par le couteau.

- Que ce passe-t-il, Malfoy ? fit-elle malicieusement, tu ne m'avais pas dit de ne plus te toucher ?!

- C'est exact, Granger ! Mais je ne t'ai jamais dit que moi je ne te toucherais plus, surtout si ton corps m'appelle !


Il avait dit ça avec une voix des plus perverses accompagné d'un clin d'½il, qui voulait tout dire. Elle ne put réprimer son sourire et leva les yeux au ciel, en continuant à préparer la potion. Il la contempla en souriant, et prit à son tour l'un des ingrédients. Hermione se retourna vers lui et leva un sourcil interrogateur :

- Que fais-tu, Malfoy ?

- Non mais ! Tu ne voulais pas non plus que je te laisse tout faire toute seule, tu ne serais pas un peu dominatrice toi par hasard ?!

- Pas du tout ! Mais voir le « Grand » Drago Malfoy faire les travaux du peuple me laisse sans voix !


Bizarrement, tout ce que disait Malfoy, elle le prenait en riant. C'était certainement dut au fait que sa rencontre avec Dorian l'avait laissé pleinement...heureuse. Leur rencontre n'avait rien eut de très significatif mais quelque chose d'incroyable s'était produit en elle.
De la table de Ron et Harry, le spectacle entre la brunette et le blond ressemblait bien à un petit jeu entre amoureux. Ron avait, d'ailleurs failli faire exploser le chaudron plusieurs fois ; il était trop occupé à espionner Hermione et Drago pour faire attention à ce qu'il faisait. Harry avait essayé de le faire se détendre avec les pronostics des matchs de Quidditch mais les joues du rouquin restaient empourprées et son humeur demeurait au beau fixe. Lorsque Malfoy s'était penché pour murmurer aux oreilles d'Hermione, ça avait été le coup de grâce qui l'avait fait tout abandonner pour laisser Harry continué seul.

- Non mais tu as vu ça un peu ? s'énerva Ron en montrant la table des « meilleurs » ennemis de la tête.

- Ron, si Hermione ne se prends pas le bec avec Malfoy, c'est tant mieux, le résonna son ami.

- Non amis là c'est exagéré ! Je commence à me dire que Malfoy ne mentait pas.

- Tu t'entends des fois ?! Mione...et Malfoy, mais c'est tout à fait impossible ! Qu'ils s'en...


Il s'interrompit parce que Slughorn approchait, Ron devrait attendre la fin du cours pour calmer ses nerfs.

Vos impressions

# Posté le lundi 23 mars 2009 20:47

Modifié le lundi 20 juillet 2009 10:25